Règles de prescription en masso kinésithérapie

Mise à jour : juin 2011

RMO

Il existe des RMO datant de 1996 (15) sur la prescription de MKDE dans le cadre de la pathologie fémoro-patellaire :

 

La prescription de Kinésithérapie doit être adaptée aux données de l'examen clinique initial. Ses modalités exactes ne peuvent être stéréotypées et doivent être adaptées en fonction de chaque cas particulier, des habitudes du prescripteur et du rééducateur.

 

 

  La masso-kinésithérapie de première intention doit comprendre un maximum 15 séances de rééducation du membre inférieur, à raison de 2 à 3 séances/semaine.

  Il n'est pas recommandé de recourir à la masso-kinésithérapie dans les syndromes fémoro-patellaires post-traumatiques contusifs, au cours de la phase aiguë.

  Il n'est pas recommandé de prescrire de la masso-kinésithérapie dans les syndromes fémoro-patellaires avec épanchement, tant que celui-ci persiste.

  Il n'est pas recommandé de prescrire de la masso-kinésithérapie dans les syndromes fémoro-patellaires dus à des ostéochondrites.

  Il n'est pas recommandé de poursuivre des séances de masso-kinésithérapie en cas de disparition de la douleur fémoro-patellaire à l'issue des 15 premières séances.

  Il n'est pas recommandé de prescrire plus de 30 séances de masso-kinésithérapie dans l'année, dans le cadre du syndrome fémoro-patellaire, sauf cas particulier à justifier spécifiquement.

  Il n'est pas recommandé de poursuivre une masso-kinésithérapie pour syndrome fémoro-patellaire en cas de non-évolution de la symptomatologie, lorsque la kinésithérapie a été correctement effectuée.

  Il n'est pas recommandé de poursuivre une masso-kinésithérapie pour syndrome fémoro-patellaire en cas d'aggravation de la douleur en cours de traitement, lorsque la kinésithérapie a été correctement effectuée.

 

Prescription de masso-kinésithérapie

      Les nouvelles règles de precsiption on été modifiées par l’arrêté du 22/02/2000 (Code de la Santé Publique), laissant au kinésithérapeute la détermination quantitative et qualitative de la kinésithérapie.

 

REGLES DE PRESCRIPTION (issues du Code de la Santé Publique)

 

L’ordonnance doit comporter :

  • Les coordonnées du prescripteur
  • L’identité du patient
  • La date de prescription
  • L’indication éventuelle d’urgence
  • L’indication éventuelle de réalisation des actes à domicile

 

 

Doivent être détaillés dans une lettre au kinésithérapeute, indépendante de l’ordonnance

  • Indication
  • Tableau clinique
  • Objectifs souhaités
  • Contre-indications techniques éventuelles

 

Le kinésithérapeute :

 

  • Détermine le nombre de séances nécessaires
  • Détermine les techniques à utiliser
  • Établit un bilan diagnostic kinésithérapique
  • Adresse à la Sécurité Sociale une demande d’entente préalable, avec l’ordonnance du médecin

 

Si le nombre de séances est supérieur à 10, le kinésithérapeute adresse au médecin :

 

  • Une fiche de synthèse initiale
  • Une fiche de synthèse finale, le médecin pouvant alors éventuellement renouveler la prescription

 

Cependant , « le médecin peut, s'il le souhaite, préciser sa prescription, qui s'impose alors au masseur-kinésithérapeute. »

 

Dans ce cas, le médecin précise :

 

  • La région à traiter
  • Le nombre et le rythme des séances
  • La ou les techniques à utiliser

Il peut prescrire en ciblant uniquement l’indication médicale justifiant la rééducation (accord de bon usage des soins JO du 19 juin 2003). Dans ce cas, c’est le kinésithérapeute qui, à partir de son bilan, propose dans sa fiche de synthèse un protocole thérapeutique comportant en particulier le nombre de séances qu’il considère nécessaires, ainsi que leur fréquence. Si le médecin donne des précisions concernant le protocole thérapeutique, le kinésithérapeute doit se conformer à ces indications.

 

La prescription du MKDE sous cette forme permet une surveillance de l'efficacité du traitement.