Etude de l'appareil extenseur

Flèche bas Flèche haut

Inspection

On recherche :

  • Le signe de la baïonnette: il s’agit de l’aspect réalisé par la rotule, le tendon rotulien et la Tubérosité Tibiale Antérieure (TTA). Cet aspect ressemble à la baïonnette au bout d’un fusil.  Cette baïonnette résulte d’une position externe de la TTA. Sa fiabilité est  faible, on lui préfère la mesure de TA-GT sur le scanner (distance entre la TTA et la gorge de la trochlée) (1).

  • La mesure de l'angle Q: mesure entre l'axe du quadriceps et le tendon patellaire. Il est formé par l'intersection d'une ligne provenant de l'épine illiaque antéro-supérieure et d'une ligne passant par l'axe médian de la patella.  Dans une revue récente de la littérature, Smith montre le manque de standardisation quant à la mesure de l'angle Q  entre les opérateurs (3).

  •  Le strabisme convergent des rotules signe des torsions importantes avec une antéversion du col fémoral et/ou une rotation tibiale interne augmentée. Le strabisme divergent signe une patella basculée en extension à cause des forces de traction externes.

Palpation

La recherche de points douloureux a surtout une valeur lorsque les douleurs sont reconnues par le patient. On palpe successivement :


  • La TTA : chez l’adolescent, elle peut être le siège d’une épiphysite de croissance. La pression sur la TTA reproduit la douleur du patient (maladie d’Osgood-Schlatter).


  • Le tendon rotulien peut être le siège de lésions micro-traumatiques liées à une hyper-sollicitation (Jumper-Knee), la douleur siège au niveau du tendon rotulien et elle est provoquée par l’extension contrariée du genou.


  • La pointe de la rotule : chez l’adolescent, on peut rencontrer de façon assez rare une épiphysite de la pointe de la rotule (Sinding Larsen Johansson).


  • Le versant interne de la rotule : la palpation du versant interne de la rotule est parfois douloureuse et reconnue par le patient. Le symptôme s’intègre habituellement dans le cadre d’un syndrome rotulien douloureux, il peut être difficile à différencier du point douloureux méniscal interne. 


  • Le versant externe de la rotule : l’examinateur pousse la rotule en dehors et palpe la face cartilagineuse et externe de la rotule. Les dysplasies fémoro-patellaires aboutissent à des conflits externes, source de douleurs externes(3). 


  • Les ligaments latéraux : le genou soutenu et maintenu en légère flexion (pour détendre la capsule postérieure et les points d'angle) par une main sous le creux poplité, l’autre main empaumant le talon, imprime des mouvements de latéralité en valgus (recherche d’une laxité interne) et en varus (recherche d’une laxité externe). A noter que genou déverrouillé, il existe une laxité physiologique inférieure à 10°.


  • Il faut aussi rechercher une corde roulant sous le doigt en regard du condyle interne lors de la flexion et qui peut être douloureux, c’est la plicae médio-patellaire.

Signe de Smilie

Signe de Smilie
Signe de Smilie

Le sujet est couché en décubitus dorsal le genou étant fléchi de 0 à 30°, l’examinateur pousse la rotule fortement en dehors. Le patient arrête l’examinateur car il appréhende la luxation.

Signe du rabot

La main de l’examinateur est posée sur la face antérieure du genou. Le patient réalise un mouvement de flexion-extension. L’examinateur perçoit un craquement, voire un accrochage de la patella. La présence seule d’un rabot ne permet pas de parler d’arthrose ou de lésions cartilagineuses.